Modèle coopératif : les idées reçues…

Déconstruisons les idées reçues sur la banque coopérative !

Le modèle coopératif est souvent méconnu et peut parfois paraitre « complexe ». Il est pourtant gage de solidité et de développement responsable sur le long-terme. Parcourez ces 10 idées reçues pour tester vos connaissances et éventuellement déconstruire vos a priori sur un modèle qui a fait ses preuves !

 

  1. « Actionnaire et sociétaire, c’est la même chose, vous raisonnez court-terme, sous l’influence des marchés financiers »

Contrairement à l’actionnaire qui désigne la personne titulaire d’un titre de propriété (l’action), le terme sociétaire qualifie le membre d’une société coopérative qui en détient une partie du capital (la part sociale). À la différence des actions, les parts sociales ont une rémunération plafonnée, et leur nombre par sociétaire est limité, pour une représentativité plus équilibrée. La valeur de la part sociale est constante (on l’achète et la revend au même prix), ce qui évite la spéculation. Et différence majeure, le sociétaire est impérativement client de la banque ; il est donc concerné par le devenir de l’entreprise. 

Dans les Banques Populaires, il n’y a aucun actionnaire puisque ce sont les sociétaires qui sont propriétaires à 100% du capital de leur banque. Elles ne sont pas non plus cotées en Bourse, ce qui les préserve de la pression du court-terme et de l’obligation de rentabilité immédiate.

 

  1. « Il n’y en a que pour les actionnaires qui se répartissent les bénéfices entre eux »

Les Banques Populaires répartissent leurs bénéfices en 3 parties : la rémunération des parts sociales, le financement de l’activité et du territoire, puis le reste est mis en réserve pour assurer la pérennité de l’entreprise et financer l’avenir. En 2018, la rémunération des parts sociales était de l’ordre de 1,50% : les Banques Populaires ont reversé en moyenne 17% de leur résultat aux sociétaires. En comparaison, les entreprises du CAC40 ont reversé en moyenne 48% de leur résultat aux actionnaires. La majeure partie est donc consacrée au développement de l’activité grâce à la mise en réserve des résultats.

 

  1. « Mon épargne sert à faire de la spéculation à l’étranger »

L’épargne des clients sert exclusivement à financer des projets qui sont réalisés sur le territoire : 100% de l’épargne collectée finance les crédits accordés localement. L’argent entreposé par les clients est ainsi directement reversé au développement du territoire et permet de renforcer le tissu économique local.

 

  1. « Le modèle coopératif, c’est que de la com’, les sociétaires n’ont pas vraiment leur mot à dire »

Contrairement à un établissement bancaire capitaliste, où les décisions sont prises par les actionnaires, ce sont des sociétaires élus par leurs pairs (des administrateurs clients de la banque) qui prennent les décisions stratégiques en conseil d’administration. Les sociétaires ont aussi un droit de regard : en participant à l’Assemblée générale annuelle, ils votent pour valider les orientations de la banque et peuvent interpeller les dirigeants sur les choix opérés. D’autres moments d’échanges tout au long de l’année, comme les réunions de sociétaires, leur permettent aussi de donner leur avis et de partager des idées. En 2018, plus de 700 réunions avec des sociétaires ont eu lieu sur l’ensemble du territoire.

 

  1. « Les décisions stratégiques sont prises sans tenir compte des intérêts des clients, seul le profit compte ! »

Les conseils d’administration des Banques Populaires sont composés exclusivement de clients sociétaires et d’un ou deux salariés. Des clients sociétaires sont élus par les autres clients sociétaires de la banque lors de l’Assemblée générale, ils deviennent alors administrateurs. Ils sont tous clients locaux et appartiennent à différentes catégories socio-professionnelles afin que les intérêts de tous les clients soient représentés : ils sont en majorité chefs d’entreprise mais il y a également des cadres d’entreprises ou de la fonction publique, des artisans et commerçants, des professions libérales, des enseignants, des agriculteurs et des retraités, collectivement représentatifs de la clientèle des Banques Populaires.

 

  1. « Vous délocalisez dès que vous en avez l’occasion… »

Les Banques Populaires sont des banques régionales : les emplois et activités sont maintenus en France. Elles participent au maintien et au développement des bassins d’emploi dans toutes les zones : 288 agences sont implantées dans les zones rurales et quartiers prioritaires en zone urbaine. Les Banques Populaires travaillent principalement avec de petites structures locales puisque 95% des fournisseurs des Banques Populaires sont des PME et ETI* et 74% des entreprises locales. Au total, les achats réalisés en France permettent de soutenir plus de 24 000 emplois et génèrent 1,2 milliard d’euros de richesse dans l’économie française. De nombreux partenariats sont tissés avec les acteurs locaux (CCI, CMA, organisations professionnelles, structures d’accompagnement à la création d’entreprise…) afin de renforcer le tissu économique local.

*ETI : entreprise de taille intermédiaire /*CCI : Chambre de commerce et d’industrie / *CMA : Chambre des métiers et de l’artisanat.

  

  1. « Tout est toujours décidé à Paris et vous ne prenez pas en compte les spécificités locales »

Chaque Banque Populaire est régionale et assure donc le développement de son territoire : elle collecte de l’épargne et redistribue du crédit en local. Elles disposent toutes de leur propre circuit de décision, leur siège social et leurs activités de gestion sont en région. Elles sont ainsi complétement autonomes dans leurs décisions, qui sont prises sur place en pleine connaissance des particularités locales.

 

  1. « Vous évoquez votre démarche RSE mais comme souvent, c’est du greenwashing* ! »

Les Banques Populaires ont créé en 2010 un outil, construit autour de la norme de référence internationale en matière de développement durable ISO 26000, qui comptabilise, trace et mesure en euros toutes les actions coopératives et RSE qu’elles mènent. Elles sont ainsi capables de donner le détail et les preuves chiffrées de leurs engagements. Afin d’être transparent, les actions qui sont comptabilisées vont au-delà des obligations réglementaires, de l’activité bancaire classique et n’ont pas d’objectif commercial premier. Vous pouvez retrouver des exemples d’actions menées sur www.guide-rse.banquepopulaire.fr.

*greenwashing : aussi appelé écoblanchiment ou verdissage, le greenwashing est un procédé de marketing ou de relations publiques utilisé par une organisation dans le but de se donner une image de responsabilité écologique trompeuse.

 

  1. « Vous financez uniquement les grosses entreprises »

Historiquement, les Banques Populaires ont été créées pour les artisans et commerçants qui n’avaient pas accès au crédit bancaire dans les banques traditionnelles. Elles sont la 1re banque auprès des PME pour la 10e année consécutive et la 2e auprès des artisans et commerçants. Les Banques Populaires valorisent également les réussites locales de leurs clients au travers de remises de prix : Prix Stars & Métiers pour les artisans, Trophées RSE pour les entreprises et associations, Prix Initiatives pour les associations et Prix de la Dynamique Agricole et de la Pêche.

 

  1. « Vous n’aidez pas les créateurs d’entreprises à lancer leur activité »

Les Banques Populaires sont très impliquées dans l’aide à la création d’entreprise. Au-delà de l’octroi de crédits, elles soutiennent les structures d’accompagnement comme France Active, le réseau Initiative ou encore l’Adie dont elles sont le premier refinanceur. En 2018, les Banques Populaires ont ainsi accordé 4,7 millions d’euros à ces structures d’aide à la création d’entreprise (dons financiers et de compétences), un montant en hausse de 26% par rapport à 2017. Grâce à ces financements, France Active a accompagné 1045 structures, ce qui a permis de créer 2456 emplois, et l’Adie a accordé 5595 microcrédits, ce qui a conduit à la création ou au maintien de 6775 emplois. Des collaborateurs des Banques Populaires interviennent également dans des formations au sein des CCI* et CMA* pour accompagner les créateurs d’entreprise dans leurs projets.

*CCI : Chambre de commerce et d’industrie.